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Où en sont les travaux du pont Simone Veil à Bordeaux ?

Où en sont les travaux du pont Simone Veil à Bordeaux ?

SOMMAIRE

Le premier pieu du pont Simone Veil a été planté en juin dernier. Cette nouvelle phase du chantier devrait s’achever en février 2022. Selon les prévisions, la livraison du pont est programmée pour le début de l’année 2024. Le pont reliera les deux rives de la Garonne entre Bordeaux, Bègles et Floirac. Les responsables du chantier assurent que les délais seront bien respectés. Cette architecture d’une longueur de 549 m et de 44 m de large devrait donc permettre une meilleure communication entre les différents quartiers des deux rives. La construction de ce sixième pont dans la ville devrait avoir un impact positif sur la circulation, étant donné que les habitants ne devront plus effectuer de détours par les ponts François-Mitterrand et Saint-Jean. Par ailleurs, le pont devrait également faire du bien au marché de l’immobilier et attirer de nouveaux investisseurs en Pinel à Bordeaux. Retour sur les détails du chantier du pont Simone Veil à Bordeaux.

© RossHelen - Shutterstock

Les premières fondations du pont Simone Veil à Bordeaux

La mise en place des pieux a démarré mi-juin, après une reprise de chantier en avril dernier. Les travaux ont commencé en 2017, mais ont subi de nombreux retards à cause de problèmes juridico-administratifs avec le groupement d’entreprises qui sont en charge de la construction. La livraison du pont Simone Veil aura finalement 4 ans de retard par rapport aux premières estimations. Cet ouvrage impressionnant est conçu par OMA (Rem Koolhas) et réalisé par le groupement d’entreprises Bouygues TP Régions France ainsi que son co-traitant Profond.

Du côté de la rive droite, on aperçoit déjà les huit piles du futur pont, avec l’installation des 32 tubes métalliques qui vont constituer les fondations. Chacun d’entre eux fait 2 m 50 de diamètre et une vingtaine de mètres de long. De l’autre côté, sur la rive gauche, les travaux de réalisation du carrefour au débit du pont sont en train d’avancer. Dès le début de l’année 2022, un préalable à la construction de la charpente métallique du tablier commencera.

La fin des travaux pour 2023 ?

Au fur et à mesure de l’achèvement des différentes piles, la charpente métallique du tablier du pont sera poussée par tronçons successifs au-dessus de la Garonne. Les maîtres d’ouvrage ont précisé que le premier poussage aura lieu en janvier 2022. La suite et la finalisation des travaux sont prévues pour 2023 et début 2024, elles comprennent : la fin des travaux du tablier de l’édifice et de ses équipements, le démontage des installations de chantier et des estacades, la mise en place des systèmes d’éclairage, la finalisation des travaux de raccordements ainsi que les finitions des travaux de voirie.

Les premiers impacts déjà constatés

Le pont Simone Veil va permettre de « boucler les boulevards », la première ceinture bordelaise. On peut d’ailleurs déjà le voir en se penchant en vue aérienne sur la ville. Les habitants de Floirac et de Bègles, mais aussi les métropolitains en transit, ne seront plus obligés de faire un détour par les autres ponts. D’ailleurs, les Béglais pourront aller à l’Arena à vélo ou à pied, sans aucun problème. Le sixième pont bordelais verra passer entre 20 000 et 25 000 véhicules par jour. Le maire de Bègles, Clément Rossignol-Puech, a souligné que le pont Simone Veil « permettra de tisser des liens encore plus forts avec les communes de la rive droite, notamment Floirac ». Il ajoute que cette nouvelle construction favorisera aussi des partenariats sportifs, associatifs et économiques.

Les détails du chantier

Les premiers travaux réalisés consistent à construire des tubes en acier de 20 mètres de long qui seront ensuite remplis de béton afin de constituer les fondations des huit piles du pont. Tous les tubes (32 au total) vont par la suite être enfoncés verticalement dans le sol du fleuve depuis l’estacade.

La phase de construction des piles dans le fleuve est la plus technique du projet. Après la réalisation de toutes les extensions de l’estacade, les équipes en place supervisent les travaux des piles dans la Garonne et des fondations profondes de gros diamètre. Afin de permettre la construction des piles « au sec », les maîtres d’œuvre utiliseront des caissons métalliques provisoires étanches qu’ils placeront dans le fleuve. Tous les matériels de production disponibles sur le chantier seront utilisés pour cette étape : matériel de forage, grue, matériels conçus pour les travaux fluviaux... Dès la fin de cette année, les phases d’assemblage à terre, de l’achèvement de la charpente métallique, de lançage au-dessus de la Garonne ainsi que la réalisation des équipements, de la dalle en béton et des superstructures du pont pourront commencer.

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Le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, a précisé que les mobilités douces auront leur espace propre sur le pont Simone Veil. Sur les 44 mètres de largeur du pont, 18 mètres seront dédiés aux piétons et 2 ou 3 mètres aux cyclistes. Le maire de Bègles, quant à lui, imagine la mise en place de quelques « lieux récréatifs », comme des zones de pétanque ou des terrains de sport, par exemple. Pour l’instant, il n’y a pas de tram prévu, mais des lignes de bus régulières et, en projet, le futur BHNS (bus à haut niveau de service) entre la gare Saint-Jean de Bordeaux et Saint-Aubin-de-Médoc. Clément Rossignol-Puech explique qu’il existe aujourd’hui des projets pour étendre cette nouvelle ligne de bus jusqu’à la rive droite.

Ce grand chantier a été repris en décembre 2020 par l‘entreprise Bouygues, qui a signé un contrat à hauteur de 50 millions d’euros à la suite de la défection de Fayat (en 2018). Au total, le chantier mobilisera 70 ouvriers travaillant pour le groupe et devrait coûter 151 millions d’euros.

Un véritable lieu de vie au-dessus de la Garonne

Le pont Simone Veil devra permettre non seulement de fluidifier la circulation au niveau de l’agglomération bordelaise, mais aussi d’améliorer les interactions entre les quartiers en pleine mutation urbaine de la rive gauche et de la rive droite du fleuve. La Métropole souligne que le pont sera comme un lien et un lieu de vie. Il accueillera une voie par sens qui sera dédiée à un transport en commun en site propre, une piste cyclable bidirectionnelle connectée au Rêve (Réseau Express Vélo) et deux voies par sens affectées aux poids lourds et aux véhicules légers. Rappelons que le pont Simone Veil achèvera la boucle des Boulevards au sud de la Métropole depuis le pont Chaban-Delmas et fait partie du projet de développement d’Euratlantique.

L’ouvrage de 549 mètres de long assurera la liaison entre le nouveau quartier Belvédère sur la rive droite, les récents équipements comme la clinique du tondu et l’Arkéa Arena, et le quartier de la gare, qui a été récemment rénové. En parallèle de la construction du pont Simone Veil à Bordeaux, l’aménagement des quais sur les berges de la rive gauche est aussi prévu.

Un espace public de 12 hectares

Au niveau de la rive gauche, le secteur autoroutier sera transformé en une entrée de ville paysagère. 567 arbres sont en cours de plantation et une partie de la circulation est orientée vers les nouvelles voiries définitives. Les travaux devraient être terminés cet automne. Sur la rive droite, une esplanade verte est annoncée avec la plantation de 597 arbres. Le projet est aussi composé de la plantation de 5 300 arbustes et de 200 000 plantes.